La formation de l'implanteur

Dans un régime de liberté des cultes et de séparation de l'Église et l'État, comme celui de la République Française, il n'existe pas de « brevet d'État d'implanteur d'Églises », et chaque citoyen est libre d'implanter un lieu de culte là où il se trouve. L'implantation d'Églises évangéliques, cependant, exige bien plus que du zèle et de la motivation, car les ressources personnelles et spirituelles d'une personne non-formée sont vite épuisées devant les défis à relever et les obstacles à franchir.

Toute formation préalable peut servir à l'implanteur, car il a peut-être besoin dans un premier temps de disposer d'un gagne-pain, en attendant que des soutiens financiers soient dégagés. Certaines formations séculières servent plus ou moins directement dans le ministère d'implanteur, qu'elles soient dans les domaines de la communication, de l'éducation, de l'animation, de la relation d'aide ou des arts, pour ne citer que quelques exemples.

Pour l'implantation d'Églises, un certain nombre de compétences sont nécessaires :

  • théologiques... pour fonder la nouvelle Église sur des bases solides
  • organisationnelles... pour mettre en place des structures adaptées et pérennes
  • relationnelles... pour établir des réseaux de relation dans la ville et constituer autour de lui une équipe
  • pratiques... pour accompagner les premiers pas de la communauté.

Celles-ci sont le plus souvent acquises ou développées dans un cursus reconnu de formation aux ministères d'Église, comportant de l'enseignement théorique et des stages. Avant d'entreprendre la formation, on sous-estime facilement ses besoins, et ensuite, on regrette rarement le temps qu'on lui a consacré. Celle des facultés de théologie (Vaux-sur-Seine ou AIx-en-Provence, 4 ans) est essentiellement théorique, celle de l'Institut Biblique de Genève (4ans) est à peu près moitié théorique et moitié pratique, et celle des autres instituts bibliques (Nogent, Léognan, Bruxelles, Emmaüs et Orvin, 3 ans) a un équilibre intermédiaire. Idéalement, les étudiants choisissent de se spécialiser en implantation d'Eglises en effectuant des stages auprès d'un implanteur d'Église ou, mieux, en combinant leurs études avec la formation proposée dans un CFRi.

La Faculté de théologie évangélique de Vaux-sur-Seine propose aux détenteurs d'une licence en théologie ou du diplôme d'un Institut biblique reconnu ayant cinq années d'expérience du ministère, un Master de missiologie en implantation d'Eglises par alternance sur trois ans.



La formation de l'équipier

Pour être équipier dans une implantation d'Église et participer activement à l'évangélisation, à l'animation et à l'enseignement, il n'est pas indispensable d'être formé (en dehors de sa propre formation professionnelle), mais il est très utile.

Il existe plusieurs organismes qui proposent une formation théologique de base aux membres d'Église, tels que FORMAPRÉ (cinq weekends par an sur cinq ans, http://www.formapre.org/) et ITEA (programme de formation de disciples et de responsables dans l'Église locale, http://www.itea-edu.com/). Il est souhaitable, dans la mesure du possible, d'entreprendre cette formation au préalable à l'engagement dans l'implantation, car celui-ci risque d'être prenant.

Un cursus de formation proposé par la commission implantation du CNEF est un atout considérable pour l'équipier d'une implantation. Il comporte un séminaire de découverte de l'implantation d'Églises (une trentaine d'heures, enseigné généralement sur une année), qui pose les bases théoriques. Cela est suivi d'un stage de deux ans en Centre de Formation Régional d'Implantation (CFRi), auquel le stagiaire, à côté de son activité professionnelle, consacre chaque semaine une quinzaine d'heures de son temps. Ce stage lui donne l'occasion de côtoyer un implanteur expérimenté et de s'enrichir d'une expérience personnelle et concrète.




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